Mes décObsessions - Page 4

  • Les parfums de la Comédie-Française

    Linstitution quon surnomme le Français a imaginé « une narration olfactive » autour de sa belle maison.

     

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    La bougie, devant le fauteuil de Molière

     

    Cest le nez Olivia Giacobetti, connue pour son travail chez Diptyque, Agnès b. ou LArtisan Parfumeur, qui sest vue confier cette tâche. Elle sest immergée au 1 place Colette pour humer chaque recoin de la maison : « Jai volé quelques moments, quelques détails ; le fauteuil du Malade imaginaire, le travail des ateliers, les immenses réserves des décors qui attendent de revenir sur scène, le foyer des artistes, le plateau nu, les planches, le va-et-vient des comédiens, les gigantesques malles et cette douce odeur de bois qui enveloppe tout »

     

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    La bougie Blanchisserie prise au milieu de collerette

     

    Eric Ruf, administrateur général de la Comédie-Française la observée : « Olivia a souhaité aller partout : dans les cintres (), dans le sillage des comédiens (), à la menuiserie pour ses copeaux, à la bibliothèque pour ses reliques. » Au final, cinq senteurs distinctes à retrouver en bougies : Fauteuil de Molière et ses notes de noyer, crin et cuir, Coulisses aux accents de poussière de bois et poudre de riz, Blanchisserie et ses senteurs de coton, tulle et amidon de riz, Réserves et ses arômes dosier et de talc et Atelier aux effluves de sciure, jute et plâtres.

     

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    Les bougies dans les coulisses

     

    Les créatifs Katia Gortchakoff et Philippe Poissonnier sont à lorigine de ces cinq bougies poétiques et émouvantes qui permettent de retrouver un peu de la magie du Français. Respectivement créatrice et directeur artistique de la marque « Un Soir à lOpéra », ils établissent pour leur concept un lien entre lunivers des fragrances et celui de lopéra. Ainsi, Romeo et Juliette, Casse-Noisette ou Don Giovanni ont leurs fragrances. Après tout, Guy de Maupassant (dans « La Vie Errante » en 1890) disait bien : « Et je ne savais plus vraiment si je respirais de la musique ou si jentendais des parfums. »

     

    > Coffret La Ruche à 69 € avec les cinq senteurs, La Bougie petit format à 39 € et la Grande Bougie à 150 €, Boutique de la Comédie-Française

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  • Lever de rideau sur des cinémas oubliés

    Dans son livre « After the Final Curtain : The Fall of the American Movie Theatre », le photographe d’architecture, Matt Lambros, nous embarque à travers les ruines de 24 cinémas laissés à l’abandon aux États-Unis.

     

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    Variety Theatre, Cleveland, Ohio

     

     

    Des fresques au plafond, des balcons dignes de la Scala, des parterres de centaines de sièges, des colonnes et des dorures... Les vieux cinémas des années 20 aux États-Unis ressemblent davantage à nos théâtres qu’à nos multiplexes actuels. Je me suis émue à la lecture de ces 240 pages qui comptent l’histoire d’un âge d’or que la télévision est venue bousculer. Les salles ont ensuite fermé une à une et ont été, au choix, transformées, détruites ou bien simplement oubliées.

     

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    Paramount Theatre, Marshall, Texas

     

     

    24 sont répertoriées dans l’ouvrage. 24 bâtiments laissés intacts « depuis le dernier billet vendu ». Matt Lambros, qui voue une passion aux ruines et intérieurs abandonnés, s’est promis de mettre en lumière ces architectures négligées. Des trésors qu’on découvre comme si l’on était les premiers à en pousser les. Un témoignage qui milite surtout pour la réhabilitation de ces lieux.

     

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    Liberty Theatre, Youngstown, Ohio

     

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    Loew's Canal Theatre, New York, New York

     

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    « After the Final Curtain : The Fall of the American Movie Theatre », 240 pages, 35 €, Jonglez Publishing

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  • Hommage au château Margaux

    Le prestigieux domaine du Médoc célèbre son bicentenaire avec un nouveau millésime et une étiquette, architecturale !

     

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    La bouteille du nouveau millésime © G. de Beauchene

     

     

    En 2015, un nouveau chai conçu par larchitecte britannique Norman Foster voyait le jour pour célébrer le bicentenaire du château de ce domaine viticole, intact depuis sa construction en 1815. Cest désormais le contenant du millésime 2015 qui nécessite une rénovation entière.

     

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    Le chai © Nigel Young pour Foster + Partners

     

     

    Le dernier millésime de lancien directeur général de la propriété Paul Pontallier, disparu soudainement en mars 2016 et auquel la bouteille rend également hommage, reprend les codes de ce cépage pour un cru particulièrement réussi. Mais cest bien le flacon qui opère un changement, le premier depuis le XVIe siècle, en se parant de noir opaque et dune étiquette flamboyante.

     

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    Le château © Saison d'Or - Mathieu Anglada

     

     

    Et comme « la star, cest le château », il semblait évident aux propriétaires destampiller la bouteille dun croquis de la demeure à colonnades de style néo-palladien avec, en arrière plan, une sérigraphie du nouveau chai. Mélange de la tradition et de la modernité où le chai nest évidemment là que pour sublimer lécrin principal : le château Margaux.

     

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