Mes décObsessions - Page 4

  • Le 165, un pop-up Chaumet sur la rive gauche

    Alors que son adresse historique de la place Vendôme est en cours de rénovation, Chaumet investit la rive gauche parisienne, une première pour un joaillier.

     

    06_19-01-24_SCENO-BOLERO_PRE-PRESSE_165STG-108.jpg

    La façade du 165 boulevard Saint-Germain

     

     

    Une façade bleue électrique, élégante et épurée, sélève au 165 boulevard Saint-Germain. Cest dans le mythique quartier de la rive gauche parisienne quon peut, durant lannée de travaux de leur showroom historique de la place Vendôme, découvrir les créations contemporaines de la maison Chaumet dans un espace éphémère. Mais ce nest pas tout. Il faut monter dans les étages mansardés de cet hôtel particulier pour découvrir de multiples expositions, comme des cadeaux pour les visiteurs.

     

    17_19-01-24_SCENO-BOLERO_PRE-PRESSE_165STG-318.jpg

    Un air d'appartement dans les étages mansardés

     

     

    On y contemple dabord les plus belles pièces du patrimoine Chaumet, puis, on découvre la première exposition, visible jusquau 1er avril prochain, « Brillantes Ecritures » qui explore « les affinités électives de Chaumet avec des personnalités littéraires ». Un dialogue entre les pièces dessinées pour de célèbres écrivains ou personnalités du monde des Arts, celles inspirées par leurs grands romans et des documents darchives comme des photos ou des chroniques mondaines qui content ces influences mutuelles.

    Ici, une photo de Marie-Laure de Noailles par Man Ray, plus loin, un bracelet de camées commandé par la même mécène au joaillier. Des croquis dune tiare, répondant au roman du comte de Monte-Cristo dAlexandre Dumas. Des extraits des œuvres de Balzac, Musset, Prosper Mérimée ou Théophile Gautier dans lesquels la figure du joaillier virtuose sinspire de Jean-Baptiste Fossin, qui dirige la maison « à lépoque romantique ».

    Mais aussi des lettres de Balzac, ventant les mérites du joaillier qui est aussi artiste. Ou celles du dramaturge Edmond Rostand à sa fiancée, la poétesse Rosemonde Gérard, pour qui il commandera des bagues chez Chaumet. Un texte de 1949 où Colette évoque son ami le joaillier Pierre Sterlé dans « Le Fanal bleu » : « A le fréquenter, javance dans la familiarité dun luxe qui ne fut jamais le mien. Japprends des noms. Je manie, froid dabord puis très vite échauffé, le beau métal jaune fauteur de tant de maux et de guerres. »

    Un jeu de réponses entre artistes, qui sied merveilleusement au quartier germanopratin.

     

    > Vous pouvez réserver votre visite (45 minutes) via ce lien. La visite est libre et des médiateurs seront à votre disposition.

     

    Pin it! Lien permanent 0 commentaire
  • Le verre à boire

    La Cité du Vin, à Bordeaux, propose une exposition « renversante » sur les objets en verre qui servent à la dégustation du vin. Du sable au verre, du raisin au vin, de l’objet utilitaire à l’œuvre inédite.

     

    0_Anthony Duchêne_001.01.jpg

    © Anthony Duchêne

     

     

    Quiconque est allé récemment à Bordeaux a remarqué ce bâtiment en forme de carafe, ou plus précisément en forme de « cep de vigne noueux pour rappeler à la fois un vin tournant dans un verre et les remous de la Garonne, qui borde le site ». En 2016, la Cité du Vin a ouvert ses portes après 7 ans de travaux. En plus de proposer une expérience sensorielle et numérique permanente autour du vin et des vignobles du monde entier, la cité (qui ne veut pas être qualifiée de musée) accueille des expositions ponctuelles qui lient art et vin, prouvant qu’au-delà d’un breuvage, il s’agit d’une culture.

     

    2_Etienne Meneau_001.03.jpg© Etienne Meneau

     

     

    Après « Bistrot ! De Baudelaire à Picasso » en 2017 et « Le vin et la Musique, accords et désaccords » en 2018, voici « Renversant ! Quand art et design s’emparent du verre ». A partir du 15 mars, des œuvres d’art verrier, des dessins, des projets, des performances mais aussi des œuvres vidéos permettront d’explorer le processus créatif de transformation. Un parallèle ambitieux entre la transformation du sables en verre et celle du raisin en vin.

     

    verre_matali-crasset_selection.jpg

    © Matali Crasset

     

     

    Le réalisateur Jérôme Gerlache a suivi le temps d’un millésime le vigneron Stéphane Derenoncourt, producteur en biodynamie (production agricole qui soigne les sols naturellement, notamment grâce au rythme lunaire), et la designer Matali Crasset, durant la création d’une œuvre originale pour l’exposition « Vino Sospeso ». Plus d’une centaine d’objets en verre, bouteilles, carafes ou verres de designers (d’Achille Castiglioni à Jean-Michel Othoniel en passant par Arik Lévy), accompagneront cette projection. L’occasion « d’une réflexion élargie » sur le processus de transformation et la création au sens large. 

     

    > « Renversant ! Quand art et design s’emparent du verre », du 15 mars au 30 juin 2019 à la Cité du Vin de Bordeaux

    Pin it! Lien permanent 1 commentaire
  • Hôtel Bowmann : le renouveau du style Haussmann

    J’ai visité l’hôtel Bowmann, un nouveau cinq étoiles parisien réalisé par l’architecte d'intérieur Laurent Maugoust.

     

    APR - HÔTEL BOWMANN - LAURENT MAUGOUST (4).JPG

    © Guillaume Grasset

     

     

    Le décorateur n’a pas dérogé à sa règle de réinventer les bâtiments haussmanniens avec son style épuré et élégant. D’abord en réorganisant les espaces et en jouant sur les volumes. Dans les chambres, il a créé des boîtes astucieuses pour intégrer des rangements ou la salle de bains. Derrière cette demeure particulière à deux pas du parc Monceau, Laurent Maugoust a surtout valorisé « le dialogue entre les époques ». Parquets Versailles ou en point de Hongrie, boiseries sculptées, cheminées en marbre, détails décoratifs de style Louis XVI s’accordent au design du XXe siècle représenté par les fauteuils de Warren Platner, le canapé « Crescent Moon » d’Andrée Putman ou la lampe « Croisillon » de Jean-Michel Frank. Laurent Maugoust a même dessiné le lustre « Origami » pour le bar et le restaurant. 

     

    APR - HÔTEL BOWMANN - LAURENT MAUGOUST (6).JPG

    © Guillaume Grasset

    APR - HÔTEL BOWMANN - LAURENT MAUGOUST (13).JPG

    © Guillaume Grasset

    APR - HÔTEL BOWMANN - LAURENT MAUGOUST (28).JPG

    © Guillaume Grasset

     

     

    Dans les pièces à vivre comme dans les 53 chambres, impossible de manquer les revêtements, du sol au plafond, qu’a choisi l’ensemblier : tapis de Toulemonde Bochart, tissus des éditeurs Dedar, Lelièvre et Rubelli, passementeries de Houlès et peintures signées Ressource et Farrow and Ball. « Les couleurs ont été harmonieusement choisies » entre un ivoire pâle, un gris rose poudré, un vert profond, un bleu royal ténébreux et un rouge lie-de-vin provoquant. Le blanc immaculé prédomine dans nombre de chambres, faisant ressortir les détails dorés du mobilier et des luminaires.

     

    APR - HÔTEL BOWMANN - LAURENT MAUGOUST (2).JPG

    © Guillaume Grasset

     

     

    Le Bar 99 Haussmann est un espace sobre dans lequel le bar en marbre et ses veines noires graphiques attirent le regard. Quant au Restaurant 99 Haussmann, où officie le chef Gregory Cohen, il dispose d’un jardin… Une bonne raison de venir découvrir cette adresse.

     

    > Hôtel Bowmann, 99 boulevard Haussmann, 75008 Paris

    Pin it! Lien permanent 0 commentaire