Mes décObsessions - Page 3

  • Maison d’hôtes cinq étoiles

    Au cœur du 11ème arrondissement de Paris, Maison Bréguet cultive son hospitalité et son esprit familial.

     

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    © Christophe Biesla

     

     

    Son nom nest pas un hasard. Maison Bréguet, niché dans un arrondissement parisien dépourvu de touristes et rempli de bistrots populaires, saffiche comme une deuxième demeure pour ses clients. Un chez soi cinq étoiles où luxe et bonhomie font bon ménage. Les parisiens, pour leur part, viennent ici pour dîner ou prendre un verre.

     

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    © The Socialite Family

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    © Christophe Biesla

     

    Dans cette ancienne fabrique de machines de buanderie, on compte 53 chambres au style chaleureux et discret, une piscine intérieure, un sauna, un hammam et une salle de fitness. Une dépendance de 115 m2 sur deux étages avec jardin, pouvant accueillir 6 hôtes, est également privatisable. Dans ce havre de verdure, on se sent soudainement loin de Paris

     

    Lélégant mobilier est entièrement conçu sur-mesure. Canapés gris, fauteuils en noyer au style scandinave, tapis graphiques, appliques en laiton et petits meubles desprit Fifties, la décoration intérieure, signée Juan Alvarez, est dans lair du temps, jamais ostentatoire.

     

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    © Christophe Biesla

     

    En cuisine, les plats du nouveau restaurant de David Lanher et Marco Marzilli ont déjà rassemblé les esthètes de la capitale. Egalement à la tête dAnima, une pizzeria trattoria rive Gauche, les deux entrepreneurs ont confié les fourneaux à Giulian Maiuri pour une cuisine « généreuse et conviviale ». Au centre de lhôtel, sous une immense verrière qui peut souvrir aux beaux jours, les tables ont vue sur la cour intérieure. Petit déjeuner, déjeuner, dîner, apéritif ou brunch, toutes les occasions sont bonnes pour venir découvrir cette adresse.

     

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    © The Socialite Family

     

    Maison Bréguet, cest aussi et surtout une grande famille, composée de membres qui se sont choisis. Brice Errera et Samuel Gelrubin, les deux entrepreneurs à la tête de ce projet, se sont entourés de leurs amis et de personnalités multiples pour donner une âme à leur hôtel.

    Fabrice Brovelli et Christophe Caurret, respectivement vice-président et directeur de création musique au sein de lagence de communication BETC, gèrent la programmation musicale du lieu. Leurs playlists se retrouvent aussi dans les chambres, sur tablette.

    Charlotte Balme, créatrice de la marque de maroquinerie Yvonne Yvonne, a conçu la boutique quon trouve à la réception. Des pyjamas doux de Sloan, de la joaillerie signée Camille Demoustier, des culottes Henriette H, du saké en collaboration avec le groupe Phoenix Une sélection éminemment parisienne qui vaut le déplacement.

    Emily Barnett, journaliste ciné pour Les Inrocks et Marie Claire, a, pour sa part, sélectionné les films quon retrouve dans les chambres. De « Ce que veulent les femmes » de Nancy Meyers à « Moby Dick » de John Huston, on adore lidée dêtre ainsi guidé.

    Enfin, Aude Walker, rédactrice en chef de lhebdo Stylist, propose sa sélection littéraire. On peut faire confiance à cette férue des mots pour faire découvrir aux étrangers de passage la fine fleur de la littérature française. A venir, des rendez-vous dans un esprit club de lecture, des débats ou des jeux littéraires ! On y court.

     

    > Maison Bréguet, 8 rue Bréguet, 75011, Paris

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  • The Yokohama Project, arty trip

    Trois artistes occidentaux, qui ne se sont pas connus, dialoguent à travers le temps autour de la vision quont les Européens du Japon.

     

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    Vue du Mont Fuji depuis Enoshima par Felice Beato derrière une lettre écrite par Mathilde de Ruinart

     

     

    Lorsque la photographe Giada Ripa, qui vit entre Milan et New York, fouille dans les archives familiales de sa maison du Piémont en Italie, elle ne se doute pas quelle va trouver, à quelques mois décart, deux précieux documents qui seront à lorigine de son nouveau projet. Elle découvre dabord un vieil album de photographies : 53 épreuves à lalbumine colorées à la main de portraits et de vues de la ville japonaise de Yokohama et ses alentours, signées Felice Beato. Ce natif de Corfou, naturalisé anglais et mort en 1909, fut lun des premiers photographes à réaliser des images de lEst asiatique. Un rare témoignage de ce que fut la fin de la période Edo (1641 – 1863) au Japon qui servit « aux récits de voyages comme aux magazines et autres publications ». Quelques mois plus tard, Giada Ripa tombe sur un manuscrit non publié de Mathilde Ruinart de Brimont, son aïeul, qui raconte son départ pour lOrient en 1867 avec son époux diplomate et trouve un écho particulier dans les clichés de Felice Beato, parti à la même période. Clichés que Mathilde Ruinart de Brimont va collectionner dans un album Celui sur lequel Giada Ripa a mis la main.

     

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    © Felice Beato

     

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    © Giada Ripa

     

    Giada Ripa -descendante du comte Victor Sallier de la Tour et de son épouse Mathilde Ruinart de Brimont- décide de partir sur les traces de ces deux explorateurs grâce à la Fondation Ruinart. Cest dans la ville de Yokohama, au sud de Tokyo, que tout commence : ce port est le premier à souvrir au commerce extérieur en 1859 après le « Sakoku », qui signifie littéralement « fermeture du pays », politique isolationniste établie durant la période Edo. Les trois protagonistes y sont passés. Giada Ripa immortalise en 2016 ce port pour le confronter aux croquis de Mathilde Ruinart et aux clichés de Felice Beato. Elle y compare également, avec une approche darchive et danthropologie, les vêtements traditionnels, les moines bouddhistes, les pêcheurs, la jeunesse, etc. en ajoutant un volet « portrait » à ce dialogue. Un jeu de miroir étonnant, aussi poétique questhétique, pour « transmettre les transformations de la société et du paysage ».

     

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    Le port de Yokohama par Felice Beato

     

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    Le port de Yokohama par Giada Ripa

     

    Ainsi est né le projet Yokohama. En résulte une cinquantaine de photographies de Giada Ripa, en écho avec des tirages de Felice Beato, des croquis et des textes de Mathilde Ruinart, utilisés pour la scénographie dune exposition qui voyage à travers le monde (Paris Photo, la Biennale des Antiquaires à Paris, Art Brussels et Kyotographie) et pour le catalogue de lexposition qui retrace cette aventure. Aujourdhui, le projet rejoint Reims pour les visiteurs de la Maison Ruinart. Une « vision émerveillée de lEurope sur le Japon » à travers les âges, à découvrir absolument.

     

    > Ruinart et la création artistique

    > Giada Ripa

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  • Lago54, l’Afrique en mode création

    Les designers et créateurs africains les plus pointus, à porter de clics grâce à cette plateforme web qui permet aussi de soffrir leurs créations.

     

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    Imane Ayiss

     

     

    Emmanuelle Courreges, journaliste indépendante, a passé ses 20 premières années sur le continent Africain à arpenter le Cameroun, le Sénégal et la Côte dIvoire. « Lorsque jarrive en France dans les années 90, je découvre que le continent où jai grandi est perçu comme un peu cheap‘ par les occidentaux. Entre fascination et dédain », témoigne celle qui décide aujourdhui de prouver que lAfrique recèle de trésors, autres que « le wax, les paniers et les perles » que lon rapporte de voyage. Elle a monté Lago54 (« lago » pour « la go » qui signifie la « nana » en langage populaire ivoirien et « 54 » en référence aux 54 pays que compte lAfrique). Une plateforme web dédiée à la création africaine qui distribue des petites collections, soutient les créateurs et met en avant ces entrepreneurs.

     

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    Orange Culture

     

     

    En mettant laccent sur le savoir-faire, Emmanuelle Courreges sélectionne des couturiers quelle a repéré durant les fashion week de Lagos au Nigéria, une designer textile du Nigéria ou une jeune créatrice de luminaires basée à Cape Town en Afrique du Sud. Ils sont 17 actuellement à créer « des pièces haut de gamme qui racontent des histoires africaines, par des africains ». Mais ce ne sont que les prémices dun plus vaste projet puisque de nouveaux créateurs arriveront bientôt et Emmanuelle continuera de sen faire la porte-parole. « Mon objectif est de changer le regard sur la production africaine. » Susciter le désir pour une production locale et une technique dexception, sans négliger un design pointu.

     

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    Modern Gesture

     

     

    Au-delà du e-shop qui propose robes, accessoires ou mobilier, Lago54 dispose dun magazine en ligne pour mettre en scène les créations et dune section « professionnels » pour découvrir ceux qui travaillent de leurs mains. Des rencontres avec des créateurs passionnés, qui servent le propos dEmmanuelle pour raconter un continent différemment et justifier les prix en expliquant comment les produits, éthiques, sont réalisés.

     

    > Lago54

     

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