Mes décObsessions - Page 3

  • Youth Editions, jeunesse dorée

    Fasciné par les années 70, Joris Poggioli lance sa maison dédition et une première collection dobjets sculpturaux.

     

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    Joris Poggioli entouré de ses meubles

     

     

    Joris Poggioli est né en 1988 à Grenoble. Descendant dune famille de Bologne, il grandi dans la double culture franco-italienne. Il découvre émerveillé les « maestri » du design italien et devient naturellement architecte. Rapidement, il rêve dune « bulle créative » pour exprimer un projet de A à Z. Le dessiner, le concevoir, trouver les artisans pour le réaliser, puis, aller plus loin en imaginant la structure pour le promouvoir et le vendre. Sculpteur à ses heures depuis 15 ans, il était destiné à dessiner une ligne de meubles et léditer.

     

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    Collection "Primo Estate'

     

     

    Cest chose faite avec Youth Editions quil a lancé en 2017. Une « nouvelle vague » qui célèbre « la féminité ». Et il y a, en effet, une certaine sensualité dans ses tables dappoint comme dans son bureau ou son miroir, qui emprunte lharmonie des courbes au design italien de Carlo Mollino, Gaetano Pesce, Joe Colombo ou Ettore Sottsass. Des hommes qui lont toujours influencé.

     

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    Bureau Marcello

     

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    Malle Emera

     

     

    Cette collection, nommée « Primo Estate » (le premier été) est un hymne « aux années 70, à lItalie, sa culture, sa décadence, son architecture ». Mais aussi aux artisans que Joris a sélectionné méticuleusement. Marbrier, laqueur, bronzier, verrier, tapissier et menuisier, tous européens, ont collaboré à cette ligne. Lune des consoles est taillée dans un seul bloc de marbre pour sublimer cette matière difficile à exploiter : le meuble, tout en courbes, nécessite de tailler un bloc de marbre massif, à la façon dun sculpteur, pour créer larrondi.

     

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    Console Talhie Estremoz

     

     

    Enfin, Youth Editions célèbre les designers artistes qui imaginent des pièces de galerie proches dœuvres contemporaines. Après ? La maison voudrait éditer «  ce que la jeune génération a de plus incroyable, de plus frais et élégant ». « Lidée était de dessiner une première vague pour donner lidentité et le tempo de la maison, raconte Joris, ensuite, nous projetons de travailler avec des designers textiles, des céramistes ou des souffleurs de verres. »

     

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    © Maxime Tetard - Les Graphiquants

     

     

    En attendant, une collaboration est en cours avec la Tools Galerie, qui héberge et vend les meubles de cette première collection « Primo Estate ».

     

    > Youth Editions vendu à la Tools Galerie

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  • Maison d’hôtes cinq étoiles

    Au cœur du 11ème arrondissement de Paris, Maison Bréguet cultive son hospitalité et son esprit familial.

     

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    © Christophe Biesla

     

     

    Son nom nest pas un hasard. Maison Bréguet, niché dans un arrondissement parisien dépourvu de touristes et rempli de bistrots populaires, saffiche comme une deuxième demeure pour ses clients. Un chez soi cinq étoiles où luxe et bonhomie font bon ménage. Les parisiens, pour leur part, viennent ici pour dîner ou prendre un verre.

     

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    © The Socialite Family

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    © Christophe Biesla

     

    Dans cette ancienne fabrique de machines de buanderie, on compte 53 chambres au style chaleureux et discret, une piscine intérieure, un sauna, un hammam et une salle de fitness. Une dépendance de 115 m2 sur deux étages avec jardin, pouvant accueillir 6 hôtes, est également privatisable. Dans ce havre de verdure, on se sent soudainement loin de Paris

     

    Lélégant mobilier est entièrement conçu sur-mesure. Canapés gris, fauteuils en noyer au style scandinave, tapis graphiques, appliques en laiton et petits meubles desprit Fifties, la décoration intérieure, signée Juan Alvarez, est dans lair du temps, jamais ostentatoire.

     

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    © Christophe Biesla

     

    En cuisine, les plats du nouveau restaurant de David Lanher et Marco Marzilli ont déjà rassemblé les esthètes de la capitale. Egalement à la tête dAnima, une pizzeria trattoria rive Gauche, les deux entrepreneurs ont confié les fourneaux à Giulian Maiuri pour une cuisine « généreuse et conviviale ». Au centre de lhôtel, sous une immense verrière qui peut souvrir aux beaux jours, les tables ont vue sur la cour intérieure. Petit déjeuner, déjeuner, dîner, apéritif ou brunch, toutes les occasions sont bonnes pour venir découvrir cette adresse.

     

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    © The Socialite Family

     

    Maison Bréguet, cest aussi et surtout une grande famille, composée de membres qui se sont choisis. Brice Errera et Samuel Gelrubin, les deux entrepreneurs à la tête de ce projet, se sont entourés de leurs amis et de personnalités multiples pour donner une âme à leur hôtel.

    Fabrice Brovelli et Christophe Caurret, respectivement vice-président et directeur de création musique au sein de lagence de communication BETC, gèrent la programmation musicale du lieu. Leurs playlists se retrouvent aussi dans les chambres, sur tablette.

    Charlotte Balme, créatrice de la marque de maroquinerie Yvonne Yvonne, a conçu la boutique quon trouve à la réception. Des pyjamas doux de Sloan, de la joaillerie signée Camille Demoustier, des culottes Henriette H, du saké en collaboration avec le groupe Phoenix Une sélection éminemment parisienne qui vaut le déplacement.

    Emily Barnett, journaliste ciné pour Les Inrocks et Marie Claire, a, pour sa part, sélectionné les films quon retrouve dans les chambres. De « Ce que veulent les femmes » de Nancy Meyers à « Moby Dick » de John Huston, on adore lidée dêtre ainsi guidé.

    Enfin, Aude Walker, rédactrice en chef de lhebdo Stylist, propose sa sélection littéraire. On peut faire confiance à cette férue des mots pour faire découvrir aux étrangers de passage la fine fleur de la littérature française. A venir, des rendez-vous dans un esprit club de lecture, des débats ou des jeux littéraires ! On y court.

     

    > Maison Bréguet, 8 rue Bréguet, 75011, Paris

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  • The Yokohama Project, arty trip

    Trois artistes occidentaux, qui ne se sont pas connus, dialoguent à travers le temps autour de la vision quont les Européens du Japon.

     

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    Vue du Mont Fuji depuis Enoshima par Felice Beato derrière une lettre écrite par Mathilde de Ruinart

     

     

    Lorsque la photographe Giada Ripa, qui vit entre Milan et New York, fouille dans les archives familiales de sa maison du Piémont en Italie, elle ne se doute pas quelle va trouver, à quelques mois décart, deux précieux documents qui seront à lorigine de son nouveau projet. Elle découvre dabord un vieil album de photographies : 53 épreuves à lalbumine colorées à la main de portraits et de vues de la ville japonaise de Yokohama et ses alentours, signées Felice Beato. Ce natif de Corfou, naturalisé anglais et mort en 1909, fut lun des premiers photographes à réaliser des images de lEst asiatique. Un rare témoignage de ce que fut la fin de la période Edo (1641 – 1863) au Japon qui servit « aux récits de voyages comme aux magazines et autres publications ». Quelques mois plus tard, Giada Ripa tombe sur un manuscrit non publié de Mathilde Ruinart de Brimont, son aïeul, qui raconte son départ pour lOrient en 1867 avec son époux diplomate et trouve un écho particulier dans les clichés de Felice Beato, parti à la même période. Clichés que Mathilde Ruinart de Brimont va collectionner dans un album Celui sur lequel Giada Ripa a mis la main.

     

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    © Felice Beato

     

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    © Giada Ripa

     

    Giada Ripa -descendante du comte Victor Sallier de la Tour et de son épouse Mathilde Ruinart de Brimont- décide de partir sur les traces de ces deux explorateurs grâce à la Fondation Ruinart. Cest dans la ville de Yokohama, au sud de Tokyo, que tout commence : ce port est le premier à souvrir au commerce extérieur en 1859 après le « Sakoku », qui signifie littéralement « fermeture du pays », politique isolationniste établie durant la période Edo. Les trois protagonistes y sont passés. Giada Ripa immortalise en 2016 ce port pour le confronter aux croquis de Mathilde Ruinart et aux clichés de Felice Beato. Elle y compare également, avec une approche darchive et danthropologie, les vêtements traditionnels, les moines bouddhistes, les pêcheurs, la jeunesse, etc. en ajoutant un volet « portrait » à ce dialogue. Un jeu de miroir étonnant, aussi poétique questhétique, pour « transmettre les transformations de la société et du paysage ».

     

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    Le port de Yokohama par Felice Beato

     

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    Le port de Yokohama par Giada Ripa

     

    Ainsi est né le projet Yokohama. En résulte une cinquantaine de photographies de Giada Ripa, en écho avec des tirages de Felice Beato, des croquis et des textes de Mathilde Ruinart, utilisés pour la scénographie dune exposition qui voyage à travers le monde (Paris Photo, la Biennale des Antiquaires à Paris, Art Brussels et Kyotographie) et pour le catalogue de lexposition qui retrace cette aventure. Aujourdhui, le projet rejoint Reims pour les visiteurs de la Maison Ruinart. Une « vision émerveillée de lEurope sur le Japon » à travers les âges, à découvrir absolument.

     

    > Ruinart et la création artistique

    > Giada Ripa

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