Le 165, un pop-up Chaumet sur la rive gauche

Alors que son adresse historique de la place Vendôme est en cours de rénovation, Chaumet investit la rive gauche parisienne, une première pour un joaillier.

 

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La façade du 165 boulevard Saint-Germain

 

 

Une façade bleue électrique, élégante et épurée, sélève au 165 boulevard Saint-Germain. Cest dans le mythique quartier de la rive gauche parisienne quon peut, durant lannée de travaux de leur showroom historique de la place Vendôme, découvrir les créations contemporaines de la maison Chaumet dans un espace éphémère. Mais ce nest pas tout. Il faut monter dans les étages mansardés de cet hôtel particulier pour découvrir de multiples expositions, comme des cadeaux pour les visiteurs.

 

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Un air d'appartement dans les étages mansardés

 

 

On y contemple dabord les plus belles pièces du patrimoine Chaumet, puis, on découvre la première exposition, visible jusquau 1er avril prochain, « Brillantes Ecritures » qui explore « les affinités électives de Chaumet avec des personnalités littéraires ». Un dialogue entre les pièces dessinées pour de célèbres écrivains ou personnalités du monde des Arts, celles inspirées par leurs grands romans et des documents darchives comme des photos ou des chroniques mondaines qui content ces influences mutuelles.

Ici, une photo de Marie-Laure de Noailles par Man Ray, plus loin, un bracelet de camées commandé par la même mécène au joaillier. Des croquis dune tiare, répondant au roman du comte de Monte-Cristo dAlexandre Dumas. Des extraits des œuvres de Balzac, Musset, Prosper Mérimée ou Théophile Gautier dans lesquels la figure du joaillier virtuose sinspire de Jean-Baptiste Fossin, qui dirige la maison « à lépoque romantique ».

Mais aussi des lettres de Balzac, ventant les mérites du joaillier qui est aussi artiste. Ou celles du dramaturge Edmond Rostand à sa fiancée, la poétesse Rosemonde Gérard, pour qui il commandera des bagues chez Chaumet. Un texte de 1949 où Colette évoque son ami le joaillier Pierre Sterlé dans « Le Fanal bleu » : « A le fréquenter, javance dans la familiarité dun luxe qui ne fut jamais le mien. Japprends des noms. Je manie, froid dabord puis très vite échauffé, le beau métal jaune fauteur de tant de maux et de guerres. »

Un jeu de réponses entre artistes, qui sied merveilleusement au quartier germanopratin.

 

> Vous pouvez réserver votre visite (45 minutes) via ce lien. La visite est libre et des médiateurs seront à votre disposition.

 

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