• J’peux pas, je suis à Roland

    Jusqu’au 10 juin, le mythique tournoi français de tennis nous donne l’occasion de découvrir les lieux rénovés en même temps que la collection siglée Roland Garros.

     

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    Impossible de penser à Roland Garros sans mentionner les panamas qui couvrent la tête des spectateurs. Et l’équipe design, dédiée au tournoi et au lieu, l’a bien compris. Depuis longtemps déjà puisque la griffe Roland Garros fut créée en 1987. Pour ce Grand Chelem de mai la maison sort trois collections : « héritage » qui réinterprète les codes du tennis des années 30, « rayée » qui rend hommage et duplique sur tous les supports la marinière française et « message » avec une phrase qui donne le sourire, inscrite sur des pulls, des tee-shirts, des mugs ou des sacs... « J’peux pas, je suis à Roland ».

     

    Au-delà du clin d’œil de ces collections, la quinzaine signe le retour des premiers services sur terre battue dans des bâtiments en pleine rénovation. Polos siglés, éternels chapeaux blancs et éventails couleur terre battue trouvent désormais leur place dans des espaces de vente modernisés, en bois et mobilier en métal.

     

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    Un exemple des nouvelles boutiques

     

     

    L’annonce du chantier de la modernisation du complexe de la Porte d’Auteuil, qui doit se prolonger jusqu’en 2021, avait fait grand bruit. Il faut dire que l’iconique Roland Garros, site comme tournoi, appartient à tous les parisiens ! Le nouveau stade de 18 courts et la rénovation des bâtiments en meulière du jardin des serres d’Auteuil sont en cours. Chaque année, le chantier s’interrompt pour laisser place au sport. Une cohabitation périlleuse entre grues et visiteurs qui n’admet aucun retard. Cette année, les heureux détenteurs d’une place peuvent découvrir le restaurant La Divine, les salons 4 et 5 ainsi que des lieux de restauration à emporter installés sur des courts actuellement en travaux.

     

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    La "place du village"

     

     

    Le nouveau Roland Garros se dote également d’un accueil repensé. Dans ce vaste bâtiment lumineux aux murs blancs ont été suspendus au plafond des panamas, premier signe d’une mise en scène voulue « légère et décalée ». Car l’ensemble se veut plus déco et plus vivant. C’est l’agence W, agence d’aménagement global fondée en 1997 par Denis Gancel et Gilles Deléris, qui est chargée d’insuffler « authenticité, passion et élégance décontractée » au projet d’architecture d’intérieur. Ce travail est réalisé en collaboration avec trois cabinets d’architecture (ACD Girardet et Associés pour le court central et le court Suzanne Lenglen, Chaix & Morel et Associés pour le village, le pavillon d'accueil et les extérieurs, Marc Mimram pour le court Simonne Mathieu) et les équipes de Michel Corajoud.

     

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    L'accueil

     

    La façade du bâtiment de l’Orangerie, défendue par tant d’associations de protection de l’environnement et par les descendants de Jean-Camille Formigé (l’architecte qui a conçu le jardin des serres d’Auteuil au XIXème siècle), a été restaurée selon ses plans historiques. Les boiseries ont retrouvé l’éclat du bleu céladon des serres de Formigé voisines. A l’intérieur, sous les poutres et solives d’origine, 4 petits salons élégants dédiés à la restauration.

     

    Même la galerie du court Suzanne Lenglen, empruntée par les joueurs, a été revue et corrigée. Le nouveau sol souple est gris foncé, les plafonds en métal blancs se teintent d’accents graphiques aux couleurs orangées et les murs blancs sont recouverts de 14 photographies d’art en format paysage « illustrant nos héros en plein exploit sur la terre sacrée », en attendant un musée « hors les murs » en 2020.

     

    Jusqu’au 10 juin, je ne prends pas de rendez-vous. J’peux pas, j’ai Roland !

     

    Boutique de Roland Garros

     

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