• Marcel cultive son jardin d’Eden

    Cest la première fois que Christofle propose une collection de luminaires et cest autour des arabesques du « Jardin dEden » de Marcel Wanders quelle la compose.

     

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    Cest rue Royale, chez Christofle, que jai rencontré le designer Marcel Wanders en janvier pour découvrir la suite de la collection « Jardin dEden », principalement inspirée des candélabres de leur collaboration, débutée en 2010, qui sort ce mois-ci. Des lustres, des lampes à poser, des lampadaires et des photophores la composent : sexprime ici, à travers des pièces néo-classiques, le style baroque de Marcel et lexpertise de la maison Christofle.

     

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    Sur les socles en métal nickelé argenté réalisés à la main dans leurs ateliers de haute-orfèvrerie ou en acier gravé : un éclairage tamisé par des abat-jours en cristal, « taillé à la main et soufflé à la bouche, de couleur fumé ou clair ». Une combinaison majestueuse, qui prend tout son sens grâce à deux modèles dexception : au sol, une lampe d1,80 mètre de hauteur, dans les airs, un lustre suspendu. Outre la lampe à poser, inspirée de la forme du flambeau présent dans la première collection « Jardin dEden », cest le bougeoir qui éveille ma curiosité : une version miniature des volutes gravées dans lacier, cadeau délicat pour mettre un pied dans ce jardin dEden.

     

    > "Jardin d'Eden" chez Christofle, disponible en mai 2017

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  • Le monde selon Gaetano Pesce

    Larchitecture, le design, lart, la philosophie : tous les mots de Pesce.

     

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    Couverture du livre de Gaetano Pesce

     

    Le mythe vivant, pluridisciplinaire, livre un entretien fleuve avec lécrivain Philippe Garnier, compilé en une centaine de mots, sou forme dun abécédaire, aux éditions Buchet-Chastel. Gaetano Pesce y confie sa pensée, son parcours, ses émotions et ses souvenirs.

     

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    Fauteuil "UP5" dit "La Donna" de Gaetano Pesce

     

    Dans le salon des boiseries du musée des Arts décoratifs, Gaetano Pesce écoute Philippe Garnier expliquer la genèse du projet intitulé « Réinventer le monde sensible », débuté en 2015. Dans son gilet vert recouvert dune veste de costume noire, cet architecte, designer et sculpteur, natif de la région de Venise, incarne lélégance à litalienne. Seul ses yeux rieurs, derrière sa paire de lunettes rondes, révèlent son humour quon retrouve dans ses créations comme dans ses interventions. « Lisez le livre » répond-t-il aux journalistes qui lui posent des questions. On la lu. Et celui quon connaît pour ses œuvres controversées ne fait toujours pas dans le politiquement correct.

     

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    "Italia in croce", œuvre politique de Gaetano Pesce

     

    Du mot « Adoption » au dernier de la liste « Zèbre », Philippe Garnier a interrogé lhomme sur des thèmes précis durant une année : « quelle résonnance, quel pouvoir ces mots avaient-ils pour lui ? » Le résultat : des histoires, comme celle de son enfance, ou celle avec Cesare Cassina, le premier éditeur à lui faire confiance et à lancer la production du fauteuil « Up » (ci-dessus), des anecdotes hilarantes, comme la diffusion dune odeur de « Minestrone » durant une exposition parisienne, des pensées philosophiques, sur les mots « Design », « Eglise » ou « Mal fait », des commentaires politiques sur le « Fascisme » ou bien dans son propre design : « Pour faire de la politique en architecture et en design, on peut choisir des voies plus ou moins explicites. Il mest arrivé dopter pour un message très clair, par exemple, avec le canapé « Pugno » en 1971 ».

     

    Presque une bible, nécessaire à la compréhension du maître, capable dexprimer un message politique ou citoyen dans chacun de ses créations. Au delà de lhomme, un ouvrage nécessaire sur larchitecture actuelle.

     

    > "Réinventer le monde sensible", entretiens de Gaetano Pesce par Philippe Garnier, Buchet et Chastel

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  • Cassina, cap sur la rive droite

    Léditeur se réinvente et mise sur la couleur.

     

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    A loccasion de son 90ème anniversaire, léditeur italien ouvre son deuxième showroom parisien réalisé par sa directrice artistique, Patricia Urquiola. Cette fois-ci sur la rive droite, en plein cœur du Marais.

     

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    Rue de Turenne dans le quartier du Marais à Paris, une façade en verre traitée qui change de couleur selon la luminosité et lheure de la journée attire les regards. Cest le nouveau showroom Cassina conçu par sa directrice artistique Patricia Urquiola.

     

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    Si Cassina est historiquement basé à Saint-Germain, la maison a souhaité faire un saut sur la rive droite pour une nouvelle ambiance, là où de plus en plus de professionnels, dont les architectes, sinstallent. Cest pourquoi le showroom est, avant tout, pensé comme un lieu de rencontre : « Ce nest ni un intérieur ni un showroom. Cest un lieu pour échanger et être à lécoute de notre public » explique Patricia Urquiola.

     

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    Les poutres, caractéristiques de ce quartier, et le plancher se confrontent aux plaques en verre coloré, cloisons en aluminium et chemin de terrazzo au sol. La couleur rayonne dans cet espace de 230 m2 chargé dhistoire. Au 129 rue de Turenne en 1692, Louis XIV avait commandé la construction de plusieurs casernes. Le lieu est aujourdhui scénographié dans une ambiance de réalité domestique. On sassoit sur les canapés, on simagine habitant lespace, on a envie dy revenir. Un véritable coup de modernité signé Urquiola.

     

    > Cassina, 129 rue de Turenne, Paris 3e

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