• L'Alcazar, revu et magnifié

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    Cela faisait longtemps qu’on ne parlait plus de l’Alcazar. Pour tout dire, on avait un peu oublié cette ancienne adresse des nuits de Saint-Germain-des-prés. Après quatre mois de fermeture et de travaux, le voici rouvert, entièrement réinventé par Laura Gonzalez, qui ne cesse d’illustrer son savoir-faire de décoratrice dans des genres totalement différents, mais toujours très parisiens, notamment avec le Manko avenue Montaigne où souffle un esprit péruvien ou avec le style « tradi-cool » de la trattoria Margherita rue de l’Ancienne-Comédie. À L’Alcazar, c’est une toute autre histoire. L’idée : retrouver l’esprit maison de famille et demeure de collectionneurs où, sous et autour d’une verrière paysagée comme un jardin suspendu, les surprises se laissent découvrir à l’abri d’alcôves d’où voir sans être vu. Des couleurs intenses, des associations insolites, matières nobles et modestes mélangées, toute une série de styles qui compose un ensemble inédit et harmonieux. C’est là tout le talent de cette jeune signature dont les propositions stylistiques tombent pile dans l’époque.

     

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    Entre lumière du jour sous la verrière et lumière feutrée des alcôves, ou autour de la mezzanine, on s’y retrouve en comité intime ou en grande tablée pour goûter une cuisine de tradition twistée avec humour et originalité par le chef Guillaume Lutard. Pour déjeuner, prendre un verre, dîner et rester toute la soirée, l’Alcazar, j’ai très envie d’y retourner. 

     

     

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    L'Alcazar, 62 Rue Mazarine 75006 Paris, www.alcazar.fr

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  • Eugeni Quitllet, un designer rêveur et partageur

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    Le créateur de l’année, Eugeni Quitllet, attrape ses rêves pour mieux les dessiner. C’est le cas avec son « Dream catcher » révélé dans l’exposition qui lui était consacrée lors de la dernière session du salon Maison et Objet. De quoi s’agit-il ? D’une chaise longue en aluminium fraisé numérique, d’un bleu électrique flamboyant d’où attraper les songes issus d’un anneau de Moebius rouge suspendu au-dessus qui l’inspire à l’infini : « Je me réveille dans mon rêve et c’est là que j’attrape l’idée », m’a-t-il confié de sa puissante voix de catalan. Comme la générosité est l’une des principales qualités de ce rêveur qui garde les pieds sur terre, il partage ses idées et ses concepts avec tout le monde.

     

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    C’est ainsi qu’il envisage la création : « Concevoir un objet ou un meuble comme une pièce unique dans ses moindres détails, dans ses moindres finitions, et faire en sorte qu’il soit reproductible en grande série, pour que chacun ait accès à un morceau d’infini. » Scientifiques et philosophes pourraient bien deviser des heures sur le sujet. Lui, l’esprit surréaliste, crée. Avec pour leitmotiv la nécessité d’« encadrer la fonction pour mieux la magnifier » : « Quand on aime une peinture, on y met un cadre, cela la rend encore plus belle. Je fais la même chose avec la fonction. » Kartell et, à sa suite, Alias, Air France, Christofle, Dedon, Lexon ou Vondom ne s’y sont pas trompés et lui réclament de nouvelles idées fulgurantes. Et nous, on lui demande de continuer à rêver et à partager. 

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